Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement
au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de
classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la
génération zapping de nos élèves. Ces textes courts
et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths,
pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en
savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute
la francophonie.
Par Didier Müller,
mercredi 18 avril 2012 à 14:56
-Humour/bêtisier
Quand j'ai vu ce "cours", j'ai cru que Julien Lepers nous faisait une blague. Comme il vaut mieux en rire qu'en pleurer, je vous propose un petit jeu : combien y a-t-il d'erreurs (restons poli) dans ce cours ?
Merci à Fabrice Laurent qui m'a signalé cette vidéo.
Par Didier Müller,
mardi 17 avril 2012 à 22:31
-Architecture
Conçu par les architectes de Tokyo Sako Architects, le “Cube Tube” est un bâtiment construit en Chine dans la zone de développement économique de Jinhua.
Inventé par John Conway il y plus de 40 ans le jeu de la vie est une source continue d'amusements, de progrès et d'émerveillements mathématiques. On découvre et on construit soigneusement des configurations qui d'année en année réalisent des prouesses de plus en plus folles... dont celle du calcul, décimale par décimale, des chiffres du nombre pi.
CareerCast.com a classé 200 emplois aux Etats-Unis du meilleur au moins bon sur la base de cinq critères : les exigences physiques, l'environnement de travail, le revenu, le stress et les perspectives d'embauche. Pour compiler cette liste, l'entreprise a principalement utilisé les données du Bureau of Labor Statistics et d'autres organismes gouvernementaux. Voici les 15 meilleurs emplois :
Par Didier Müller,
lundi 9 avril 2012 à 22:50
-Livres/e-books
Qui a peur des mathématiques ?
Anne Siety
Editions Denoël (2 février 2012)
255 pages
Présentation de l'éditeur
Un blocage en mathématiques peut rester le traumatisme d'une vie, en tout cas notre plus mauvais souvenir. La peur des maths s'installe, et nous en interdit l'accès. Anne Siety aide depuis de nombreuses années des élèves à surmonter leurs blocages; dans cet essai stimulant, écrit avec humour, elle ouvre, à la lumière de la psychanalyse, des pistes encore inexplorées. Ce livre s'adresse aux déçus des recettes miracles et des travaux forcés pendant les vacances. L'apprentissage des maths demande une maturation personnelle. Inutile de se contraindre à un travail répétitif et stérile, mieux vaut s'interroger sur ses difficultés. Les blocages expriment nos angoisses, ils traduisent une vie du corps et des émotions qui, loin de nous rendre étrangers aux mathématiques, peuvent au contraire nous en rapprocher. Travailler les maths c'est travailler sur soi. C'est aussi porter un autre regard sur notre société et notre système scolaire. Destiné aux parents, aux enseignants, et à tous ceux qui regrettent de n'y avoir "rien compris", cet essai puise dans l'expérience pédagogique, les
études de cas, la littérature et la vie quotidienne, une approche des mathématiques qui n'a plus rien d'austère.
Biographie de l'auteur
Psychopédagogue, Anne Siety travaille avec des enfants, adolescents et adultes en difficulté avec les mathématiques. Elle a été chargée de cours en sciences de l'éducation à l'université (Paris-X et Paris-VIII) et anime un atelier de jeux logico-mathématiques à l'hôpital Sainte-Anne. Elle est l'auteur de Mathématiques ma chère terreur et des Mathématiques apprivoisées.
Mathovore contient plus de 20 000 documents de mathématiques pour tous les niveaux allant du collège, lycée à post-bac. De nombreuses fiches de cours de maths et des exercices de maths vous permettent de vous préparer à un contrôle ou un devoir surveillé de mathématiques... Retrouvez également sur Mathovore des cours de maths détaillés, des exercices de mathématiques avec leur corrigé, des devoirs surveillés, ainsi que des vidéos de mathématiques et histoire des mathématiques.
On m'a signalé que certains documents proviennent d'autres sites de maths connus comme l'ile des maths, l'APMEP, Maths et Tiques, ...
(je n'ai pas vérifié). Donc avant de payer pour télécharger un pdf, il vaudra mieux vérifier que les documents qui vous intéressent ne sont pas disponibles gratuitement ailleurs...
Matematicas Visuales est un site en espagnol, mais cela n'est pas gênant puisqu'on y trouve surtout des animations. C'est ce qui fait l'originalité du site.
On ne vous apprend rien : à la fin du film le bateau coule. Jusque là, pas de problème. Le souci du point de vue scientifique est que l'acteur masculin principal, désespéré et à la fois heureux d'avoir sauvé sa belle, contemple un instant le firmament. La boulette !
Le réalisateur, qui tient une réputation de perfectionniste, a omis de voir à quoi pouvait ressembler ce ciel étoilé exactement. Ce que Di Caprio voit le 15 avril 1912 vers 4:20 depuis la position du naufrage n'est pas crédible du tout. Un astronome américain célèbre par ses talents de vulgarisation, Neil deGrasse Tyson, s'est permis de signaler que ce ciel n'était pas correct. Ça lui avait probablement gâché le film tout entier. Si vous allez voir la nouvelle version 3D, sachez que cela a donc été corrigé.
Par Didier Müller,
mercredi 28 mars 2012 à 21:05
-Humour/bêtisier
Les journalistes ne maîtrisent pas mieux les pourcentages que nos élèves. Lu dans Marianne 2, dans l'article intitulé "Les trois erreurs du Sarkozy président" :
[...] Sarkozy a voulu désacraliser le rapport hypocrite et honteux que les Français entretiennent avec l’argent, en affichant son amitié avec les grands industriels, en fêtant sa victoire au Fouquet’s, et en augmentant d’emblée et officiellement son salaire de Président de 170%.
Ses prédécesseurs entretenaient tous des rapports tout aussi étroits avec des grands industriels et prenaient des repas dans des restaurants bien plus chers ; certains de ses concurrents à l’élection de 2012 ont annoncé qu’ils diminueraient le salaire présidentiel de...30%, c’est-à-dire qu’ils conservaient 140% de son augmentation obtenue grâce à Sarkozy.
[...]
Merci à la personne qui m'a signalé cet article et dont j'ai bêtement perdu le message...
Par Didier Müller,
mardi 20 mars 2012 à 22:17
-En classe
Le pire ennemi de votre lecture est devenu son support. On pourrait penser qu'il s'agit d'un jugement rétrograde ou « réac », mais il s'avère, avec la pratique, qu'il y a un fond solide. En réalité, la tablette est séduisante, trop séduisante. On veut dire par là qu'elle offre des choix et donc des tentations trop fortes. Et cela n'est pas bon pour la concentration que requiert une lecture qui doit devenir absorbante pour délivrer son message. Un livre, un vrai (on mettra de côté le « roman de gare » et autres romans photos) ne tolère pas le zapping.
De nombreux analystes se rendent compte que les gens sont trop tentées par les « clins d'oeil » des applications, de Youtube, de la boîte mail ou de Facebook. En réalité, du point de vue d'une maison d'édition, le seul avantage d'une tablette est qu'elle amènera de nouveaux clients : ceux qui n'avaient pas l'habitude de lire en premier lieu !
Même un lecteur assidu peut se faire avoir. On lit une citation d'une chose qu'on ne connaissait pas et on finit, de fil en aiguille, par surfer au lieu de continuer la lecture. Le premier Kindle d'Amazon n'offrait justement aucune autre « appli » que la lecture du livre pour cette bonne et simple raison. Ce n'est plus le cas des dernières versions, marketing et concurrence obligent. Allez maintenant expliquer cela à la nouvelle génération !
Seul espoir : que la différence de prix entre les "ebook" purs et les tablettes reste importante. L'histoire montre malheureusement que les premiers devraient être "absorbés" par ces derniers. Comme le précise une ardente liseuse dans l'article du NY Times, ce n'est pas qu'on va moins lire de livres, c'est que l'on va moins en finir.
La musique est avant tout un plaisir. Plaisir de jouer, plaisir d'écouter. Sous ces joyeuses pratiques se cachent des fractales, des oscillations, des rythmes. Notre plaisir d'écoute est provoqué par l'équilibre entre le doux ronronnement et les surprises créées par les mélodies. La musique classique occidentale est connue pour être assez régulière voire prévisible.
N'allez pas demander aux grands compositeurs classiques, s'ils ont utilisés des théorèmes mathématiques pour plaire à nos oreilles. Tout ça n'est que le résultat statistique d'une volonté de plaire. On sait que le volume et les tonalités suivent des fractales, mais qu'en est-il des rythmes ? Trois chercheurs spécialisés en musique, psychologie, neurologie et enfin informatique ont disséqué les changements de rythme de 1788 mouvements de musiques provenant de 558 compositions classiques. Les résultats de cette étude regroupant ont été publiés le 6 mars dernier.
Ils ont mis en évidence qu'une écrasante majorité des rythmes obéissait à une loi mathématique, reliant la puissance à la fréquence. Il s'agit d'une loi de puissance de la forme : 1/(fn), f étant la fréquence, n étant compris entre 0,5 et 1, selon les genres et les compositeurs. Coté genre, une symphonie sera proche d'un "n" à 1, alors que mazurka se verra doté d'un n vers 0,5. Les compositeurs ont eu aussi leur petite préférence. Les morceaux de Beethoven, Vivaldi sont parmi les plus prévisibles, à l'inverse de ceux de Mozart ou de Monteverdi.
Le fait que cette loi puisse être sous-jacente à des morceaux de musiques sur une période de plus de 400 ans montre que le rythmes tout comme la tonalité, participent à notre sensibilité musicale. Au delà de l'aspect statistique, ces chercheurs prouvent que les compositeurs, sans qu'ils ne s'en rendent compte, manipulent cette loi de façon à plaire à l'auditoire, mais aussi de façon à rendre unique leur œuvre. Finalement ces petits plaisirs auditifs ne seraient que mathématiques dans nos cerveaux d'homo-sapiens.